"Ce sera a moi de le construire l'avenir".
Trop souvent, on m'a dit qu'il fallait prévoir. Anticiper. S'organiser.
Trop souvent on m'a répété que l'avenir était plus important.
Mais merde, quel avenir on peut avoir, quand on ne sait pas profiter du présent?
Quel avenir on peut avoir quand tout est prévu, quand notre chemin est tracé avant même qu'on sache marcher?
On nous dit qu'il faut être adulte, alors qu'on ne nous laisse même pas nous exprimer.
On nous dit qu'il nous faut sacrifier certaines choses pour l'avenir. Alors qu'est-ce que l'avenir? Un enchaînement de sacrifices, pour réussir à atteindre un idéal? Je serais heureux quand... Trop de fois on entend cette phrase dans la bouche de jeunes mariés, dans la bouche de jeunes parents. Dans la bouche des gens qui ne peuvent pas juste s'arrêter, et s'émerveiller.
Alors voilà, moi je suis comme tous ceux-là. Je prévois. Je fais S, parce que plus tard, j'aurais plus d'opportunités. Soit.
Mais, il y a longtemps, certaines personnes étaient capables de vivre au jour le jour. Sauf que ces personnes, on les appelait des utopistes. C'est mauvais genre de ne pas être assuré, de ne pas être fixé. Mais ces gens là, ils avaient une particularité, ils avaient quelque chose de plus. Personne ne le voyait, c'est sûr. Mais ces gens là étaient heureux.
Je me répète, j'en suis sûre. Mais je suis en colère. Une colère qui fait mal, une colère destructrice. Une colère qui emporte tout sur son passage.
Le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants...
Alors, laissez-moi vivre le présent.
dimanche 15 juin 2008
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1 commentaire:
Carpe diem =)
Je t'aime
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